Ce désagréable sentiment d'insécurité

Et oui...lorsque les pentes de nos montagnes sont soumises à un ruissellement sans limite d'exaltés que nous sommes, le péril est incontestable. En effet, si l'on se réfère aux statistiques, notre activité, qu'elle soit dilettante ou sportive, demeure à haut risque.
Nous en sommes pleinement responsables et entièrement acteurs.
Les stations font beaucoup d'efforts de communication. On ne peut ignorer les consignes de sagesse ou de prudence qu'elles diffusent.
Naturellement, nous ... pas concernés ... nous, nous savons très bien maîtriser notre vitesse et notre trajectoire... Evidemment, nous respectons précisément les signalisations et les règles de sécurité... nous ne pratiquons le hors pistes qu'en connaissance des situations et parfaitement équipés...notre condition physique est irréprochable ... nous savons exactement où est l'amont de l'aval et qui a la priorité... et, bien sûr, nous savons que le port de casque est indispensable pour nos enfants...etc...etc... Cela va de soi... Mais les autres ??? Alors là, les autres... !
Ne nous voilons pas la face ! Les autres, c'est nous. Qu'on soit sur une ou deux planches, qu'on s'la joue grisé par la vitesse ou épate devant les potes, nous sommes virtuellement une menace pour les autres et pour nous-mêmes. Nous pratiquons un loisir de frime par excellence. Avec nos tenues et notre matériel à indisposer un astronaute, on s'la pète à donf... Qui peut dire qu'il n'a pas un jour mis en danger sa sécurité ou celle de son voisin lors d'une descente pitoyable ou d'une arrivée hasardeuse au pied d'une remontée mécanique bourrée de monde, failli faucher un gamin ou méprisé les embardées d'un débutant en difficultés... ? QUI ?
C'est pourquoi, cette saison, j'applique ce que je sais...que les autres "ignorent"...!